L’évaluation

 

Pourquoi cet atelier ?

 

1)     pour aider tous nos nouveaux membres à être plus à l’aise avec l’exercice d’évaluation ;

2)     pour rappeler aux plus anciens quelques principes de base qui ne peuvent leur faire que du bien ;

3)     pour préparer les futurs concurrents du concours d’évaluation qui se déroulera dans deux semaines.

 

1)    Objectifs de l’évaluation

·        pour l’orateur, le conforter dans ses points forts, l’aider à améliorer les aspects moins réussis. Lui donner envie de continuer en progressant.

·        pour l’évaluateur, pratiquer l’écoute active, affiner son sens de l’analyse et de la synthèse, apprendre à exprimer une opinion motivée avec tact et sensibilité.

·        pour le public, apprendre, apprendre, apprendre en écoutant les différents évaluateurs.

 

2)    Qui peut évaluer ? Tout membre qui a présenté au moins trois ou quatre discours. Comme il va exprimer son opinion, elle doit être précise et circonstanciée. Un débutant risque de ne pas trop savoir quoi dire, ou de ne pas oser s’exprimer.

 

3)    Pourquoi l’évaluation reste-t-elle sans réponse ? Pour plus d’efficacité : pas de heurts, pas de digressions, pas de débordement de temps. L’évaluation n’est qu’une opinion exprimée, et la réunion peut continuer. L’orateur peut s’entretenir avec son évaluateur après.

 

4)    Comment bien évaluer ? (à l’attention de tous)

·        en écoutant toujours avec beaucoup d’attention et d’intérêt, quel que soit le sujet abordé : votre but est avant tout d’aider l’orateur ;

·        en s’entraînant à écouter, regarder, analyser ce qui compte = voir feuille guide ;

·        en tenant compte de l’objectif du discours et si besoin est des objectifs particuliers de l’orateur. Sont-ils atteints ou non ?

·        en sachant sélectionner l’essentiel pour les deux à trois minutes d’évaluation orale ;

·        en donnant toujours des suggestions d’amélioration pour les points « faibles » (pas de « critique » sèche. Si pas d’idée d’amélioration, ne pas critiquer) ;

·        en sachant faire preuve de tact, d’empathie et de chaleur humaine (je pense, je crois, j’ai l’impression que et non tu accusateur) tout en restant sincère (pas de brosse à reluire !)

·        en pratiquant l’humilité : l’évaluateur doit toujours se rappeler qu’il n’est pas au pupitre pour briller aux dépens de l’orateur et faire étalage de ses propres talents ; ne jamais faire rire de l’orateur, c’est un devoir absolu ;

·        en structurant son propos (l’évaluation est un mini discours : introduction/corps/conclusion)

·        en terminant TOUJOURS sur une note positive (technique du sandwich) pour encourager et favoriser l’estime de soi chez l’orateur.

 

 

5)    l’évaluation en concours (à l’attention des futurs concurrents) n’est pas foncièrement différente d’une évaluation tout venant, à quelques détails près :

·        Vous ne connaissez pas l’objectif du discours, vous ne pouvez donc pas y faire allusion. C’est à vous de définir, selon ce que vous venez d’entendre, si cet exposé avait un objectif, quel était-il, et si à votre avis il a été atteint !

·        Vous évaluez le discours prononcé et seulement lui. Pas d’allusions aux discours passés de l’orateur, à ses progrès ou éventuellement à ses « défauts » récurrents.

·        La grille des juges porte sur les points suivants : qualité de l’analyse (40 points), suggestions (30 points), méthode (15 points), résume (conclusion) (15 points). L’analyse n’est pas une paraphrase du discours, c’est le relevé des points forts et des points méritant une amélioration. Les suggestions doivent être précises, utiles à l’orateur et faciles à mettre en œuvre. Rappelez-vous que 70% de votre note sera apportée par ces deux critères !  La méthode employée est essentiellement jugée sur la chaleur, l’empathie, le tact et la sensibilité avec laquelle vous allez faire votre évaluation. Quant à la conclusion, elle doit être concise, positive et encourageante : c’est la dernière chose que l’orateur entend et qui va lui rester en mémoire !

·        Soignez particulièrement votre introduction et votre conclusion : écrivez-les et essayez de les retenir afin de pouvoir entrer en matière et conclure sans vous servir de vos notes.

 

Que ce soit en concours ou pendant une réunion standard, l’évaluation est un exercice passionnant, mais exigeant, dans la mesure où elle affûte tous nos sens et met en œuvre des capacités variées (écoute, analyse, synthèse, tact, facilité d’expression, etc.). C’est la pierre angulaire de notre méthode de développement personnel, elle est aussi utile à l’évaluateur qu’à l’évalué, elle mérite donc qu’on lui attache une importance extrême et qu’on essaie de donner le meilleur de nous-mêmes !